Bonjour,
un sujet rien que pour vous aider à conserver de beaux souvenirs de vos copains, que de chanceuses sur ce forum !

Voilà, je propose tout d'abord de « laisser tomber » les notions un peu trop absconses comme la profondeur de champ, la balance des blancs, ou le braketing : nous voulons photographier nos rats, pas être en couverture d'un magazine

Nous allons même « laisser tomber » la notion d'ouverture d'objectif pour faire simple, pour nous concentrer uniquement sur la
vitesse d'exposition.
Pour faire une bonne photo, il faut commencer par comprendre le mode de fonctionnement d'un appareil.
Malheureusement, les APN (appareils photo numériques), tout électroniques, se prêtent mal à ce genre de démonstration; nous allons donc nous représenter un appareil argentique (avec une pellicule, appelé ainsi car cette pellicule était recouverte de sels d'argent), car ce sera bien plus simple pour la compréhension, sachant qu'un APN ne fait que reproduire électroniquement le fonctionnement d'un appareil argentique.
Un appareil photo contient donc une pellicule dite "photosensible" : cela veut dire qu'elle est sensible à la lumière.
Au « repos », cette pellicule est conserver à l'abri de la lumière, dans le boîtier de l'appareil photo (sinon elle serait tout de suite blanchie avec la lumière ambiante).
La lumière renvoyée par ce qui se trouve devant l'objectif (le sujet photographié donc) passe à travers celui-ci et va "toucher" la pellicule, ce qui donne pour résultat de l'"impressionner", c'est-à-dire de figer la lumière émise par le sujet sur la pellicule.
Là, on a pris une photo, tout simplement.
Par ailleurs, un
obturateur est une sorte de "panneau" qui se trouve à l'intérieur de l'appareil, entre l'objectif et la pellicule et qui va s'ouvrir une fraction de seconde, pour laisser entrer la lumière qui doit impressionner la pellicule.
Maintenant, la GROSSE question : combien de temps doit-on laisser ouvert l'obturateur

Trop longtemps, la pellicule sera trop blanchie (surexposition). Pas assez, elle sera trop sombre (sousexposition).
L'appareil évalue donc, avec l'aide d'une "cellule", la lumière ambiante et va transmettre cette information à un petit ordinateur situé dans l'appareil, ce qui permettra de calculer le temps pendant lequel l'obturateur doit rester ouvert
juste ce qu'il faut pour laisser passer juste la lumière qu'il faut pour que la pellicule soit impressionnée avec la lumière qu'il faut.
Prendre un paysage par journée de grand soleil est facile : beaucoup de lumière ambiante donc vitesse d'obturation élevée (1/500ème, 1/1000ème de seconde) et surtout ... sujet qui ne bouge pas.
La chose se complique quand les conditions de lumière ambiante sont "limites", autrement dit qu'il fait sombre.
S'il fait sombre, l'obturateur va devoir rester ouvert plus longtemps pour laisser passer assez de lumière et, pendant tout le temps où il reste ouvert, la pellicule continue à être impressionnée.
Résultat :
si l'appareil bouge ou que le sujet bouge pendant le temps où l'obturateur est ouvert, la photo sera floue ! 
Donc : si le sujet n'est pas "bougeant", il faut juste utiliser un pied ou un socle quelconque pour éviter que ce ne soit le photographe qui bouge.
Si par contre le sujet est "bougeant", on utilise alors un flash, qui va éclairer la scène d'une lumière artificielle et ainsi permettre à l'obturateur de rester ouvert moins longtemps, pour éviter un flou du sujet.
Voilà pour les explications "techniques" ... sachant que je reste à entière disposition pour expliquer toute notion qui resterait un peu obscure.
Maintenant les choses sérieuses : nous voulons photographier nos rats !
Commencons, si cela est possible, par appliquer les bonnes règles vues plus haut : soit une lumière ambiante suffisante, soit l'appoint d'un flash, le but étant de laisser l'obturateur ouvert le moins longtemps possible.
Malheureusement, le flou peut-être un "flou de bougé", comme déjà vu, mais également un "flou de mise au point".
Dans ce dernier cas, l'appareil a réalisé une mise au point (ajustement de la distance entre l'objectif et le sujet à photographier, réalisé par un télémètre) qui s'est avérée fausse.
résultat : le sujet est également flou, même si au lieu d'avoir des "trainées" comme sur un flou de bougé, l'on a une image dont les contours ne sont pas définies. C'est galère quand même, et passablement énervant !

Pourquoi cette fausseté dans la mesure de la distance par le télémètre ?
Deux explications possibles :
1) un objet plus proche ou plus lointain a "attiré" la cellule, lui faisant croire que c'était lui le sujet principal,
2) le sujet principal (notre joyeux ratou) ne présentait pas un contraste suffisant pour que le télémètre le détecte.
En effet, un télémètre a beaucoup de mal à détecté la distance sur un sujet peu contrasté, de couleur uni, ou avec des motifs répétitifs.
Il est donc
essentiel de vérifier, juste avant d'appuyer à fond sur le déclencheur, que les zones prises en compte par le télémètre pour ajuster la mise au point, sont bien situées sur le sujet principal (ce sont en général de petits rectangles verts).
Si ce n'est pas le cas, enlever son doigt du déclencheur pour libérer la mesure du télémètre puis recommencer à appuyer, éventuellement en décalant très légèrement le sujet pour que la détection de la distance soit meilleure.
Bien.
La photo est prise ?
Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?
Une photo prise avec un APN coûte exactement zéro, alors, recommencez, encore et encore !
Quelle importance ? Vous aurez ensuite tout loisir, sur votre ordinateur, de choisir LA meilleure photo et, éventuellement, de la recadrer et/ou de l'améliorer avec un outil informatique de traitement d'image.
Laurent.