Merci à vous...
C'est vrai que ça a été une très difficile période. Ce sont 4 mois douloureux qui n'ont été presque rempli que de la santé de nos chéris.
Se sentir impuissants comme ça !!! Tous ces allers et retours chez le vétérinaire, ces traitements donnés, ces nuits blanches, ces espoirs déçus aussi...
Mais les voir partir finalement, tous de la même façon, par détresse respiratoire, par épuisement.
Nous avons pu accompagner trois d'entre eux... mais le petit potter, je m'en rappelerai toute ma vie je crois.
Je suis montée un soir dans notre chambre, je ne le trouvais pas, il était là, sous les draps, tout froid déjà !
J'ai pleuré des jours entier, je n'arrivais pas à penser à lui sans pleurer. Et encore aujourd'hui, 6 mois après, alors que j'écris ces lignes, voilà que je pleure à nouveau.
Heureusement, Jake était auprès de lui... ça me rassure !
Ces 4 rats, ce fut un cadeau merveilleux. Et c'est de ça que je veux me rappeler.
Nous les avons vu naître, nous les avons tenus dans nos mains des les premières heures.
Ils ont dormis avec nous de leur 6 semaines jusqu'à la fin.
Ils étaient nos bébés.
Vous connaissez cela, je le sais.
J'avais écrit un poème sur l'un de mes blog à la mort de Clapton :
Ce n'était qu'un rat...
De ceux qui font pousser des cris, se hérisser les poils... Qui font se concentrer les haines et le dégout...
Qui servent à assumer à notre place tout ce que l'humain ne maîtrise pas.
Mais c'était Notre rat... Qu'on a tenu entre nos mains dés son premier souffle... il y a 11 mois de cela.
C'était même pas un chien... notre meilleur ami.
Pourtant, véridique, il remuait la queue lorsqu'il était heureux, nous suivait partout, nous léchait dans le cou.
Il a vécu libre chez nous, parfois dans la chaleur de notre lit pour un câlin du matin, plus souvent sur mon bureau , à côté de ma main, quand je venais écrire ici.
De tous ses frères et sœurs, c'était lui le plus pacifique.
Pas un geste agressif durant ses onze mois de vie, pas même lorsqu'un insensé lui piquait son gâteau ! lui qui les aimait tant !
L'était même pas beau notre Clapton... C'était un rat nu, pas vraiment agréable à caresser...
Enfin... pour tous les autres.
Parce qu'en ce qui nous concerne, sa bouille carrée nous faisait craquer, sa barbe grise et blanche, son œil vif.
C'était juste un rat, comme meurent des milliers chaque jour.
Mais c'était notre rat.
Au moins avons-nous été avec lui jusqu'au bout, comme cela devrait toujours être possible avec ceux qu'on aime.
Notre chaleur, notre odeur à son service, comme il l'avait fait tant de fois pour nous sans même le savoir.
Nous le pleurons comme il le mérite, sans fausse honte, sans avoir même besoin de se l'imaginer moins animal qu'il ne l'était...
C'était juste notre rat...